Merci pour tous vos commentaires, chacun d'entre eux me va droit au coeur!
Toucher le fond pour remonter à la surface… c’est parfois nécessaire et Dieu sait combien de fois j’ai plongé pour remonter au cours de ces six derniers mois. On ne les compte plus mais chacune d’entre elles aura été nécessaire et à chaque fois le soutien de chacun en France comme ici aura été essentiel. Me revoilà donc, à nouveau prête à escalader les murs, sauter les obstacles et gravir les montagnes : remontée à bloc.
On avance… bien, même. C’est assez incroyable de voir l’énergie que nous arrivons à déployer
tous les trois pour aller de l’avant et construire. Construire quelque chose de bien, d’efficace ; un projet qui réussira. Nous avons trouvé des
collaborateurs exceptionnels à Madagascar, de ces gens exceptionnels sur qui nous pourrons compter une fois rentrés en France. Michou, Marco et Laurent ; un responsable des projets, un
trésorier, et un technicien agricole. Une équipe du tonnerre ! En voilà trois qui ont envie de construire, d’avancer et qui, comme nous, y
croient dur comme fer : de quoi nous motiver pour continuer dans la direction que nous avons prise !
Nos projets ? La mise en place d’un programme de microcrédit et de formation : le même principe que le projet mis en place dans le village à côté de la Ferme Z mais sur un autre lieu… On apprend de nos erreurs et, petit à petit, on avance sur un projet qui tient la route. Mardi, déjà, nous allons rencontrer les paysans pour leur exposer notre programme en détail avec tous ses tenants et aboutissants pour que chacun puisse décider de se lancer ou non dans l’aventure. Ensuite, dès vendredi, nous comptons commencer à constituer les dossiers. Les choses avancent !
Nos financements ? Pour l’instant ils sont bien maigres et limités du fait que nous ne pouvons pas créer notre propre compte bancaire pour recevoir des dons avant notre retour en France. En plus de cela, l’association française qui se chargera de trouver de financements (entre autre) n’est pas encore officiellement créée : la poste n’est pas des plus rapide entre Madagascar et la France ce qui ne fait que ralentir les démarches ! Une fois rentrés et remplacés sur le terrain à Madagascar, on espère donc pouvoir récolter assez de fonds pour voir le projet se développer. En attendant, c’est Simon et Lénaïc qui investissent les économies qu’ils ont faites sur leur loyer en allant vivre dans notre nouvelle maison (dont le loyer est bien moins cher). Budget de départ : 700 000 ariary, soit environ 280€. Une petite somme tout de même !
Voilà où on en est. L’air de rien, on a déjà parcouru un bon petit bout de chemin. On passe aussi pas mal de temps à chercher de nouveaux stagiaires et bénévoles pour venir nous remplacer cet été puis l’année prochaine. C’est assez urgent alors on démarche toutes les écoles et on passe des annonces sur des portails de bénévolat et volontariat international… on espère trouver rapidement parce que… comment dire… CA URGE !!!!! J
Côté ZODEV… on y voit un peu plus clair et, surtout, on a trouvé le soutien espéré du côté de la structure française qui n’avait absolument aucune idée de ce qui se passait ici avec Paul. Là bas, ils sont tous abasourdis et prêts à agir. On va se bouger pour que Paul soit sanctionné et, surtout, pour qu’il ne continue plus à avoir un tel comportement et à ‘piquer dans les caisses’. Eva parle de fermer la structure… dans ce cas là, j’espère pouvoir récupérer mon programme de microcrédit au sein de la nouvelle association… On croise les doigts et on négocie mais ça a l’air de partir dans le bon sens pour le moment. Courage !
Voila donc les nouvelles du front, les choses vont mieux et on se bouge pour que ça réussisse ! Pourvu que ça dure !!!!
"S’en prendre aux élèves et étudiants car ils portent des sacs de couleur « vert militaire », confisquer ces sacs sur les étalages des marchands, a-t-on jamais vu actes aussi ridicules ?
Ce sont, paraît-il, les ordres et se cachant sous la loi qui exige que nul ne peut plus porter des effets vestimentaires analogues à
ceux des forces armées, nos forces de l’ordre, qualifié de « baïonnettes intelligentes » soit dit en passant, s’en prennent à cœur joie pour tout confisquer : effets
vestimentaires, tissus, sacs ou autres casquettes."
extrait de l'Editorial du 26/11 du Madagascar Tribune
... Juste ce dont Madagascar a besoin, non mais des fois, j'vous jure ...