Merci pour tous vos commentaires, chacun d'entre eux me va droit au coeur!
15 février, la fin d’une aventure solitaire… Après 5 mois à arpenter les terres d’Antsirabe toute seule, me voila accompagnée de
deux nouveaux stagiaires du tonnerre ! J
Crises de solitude, envie de voir du monde, envie d’être avec des gens que j’apprécie... tout ça, c’est fini
parce que, aujourd’hui, je partage mon expérience ici avec mes deux nouveaux colocataires qui après une semaine de sortie à la ferme, au village et dans Antsirabe sont devenus de véritables
amis ! Un tournant dans ma vie ici…
Et oui, l’air de rien, être à plusieurs, ça ouvre certaines portes, ça donne l’occasion de faire certaines
choses qu’on ne ferait pas seule. A la ferme, particulièrement, pas mal de choses ont changé, et notamment notre implication auprès des ouvriers. Depuis quelques semaines j’avais commencé à
mettre la main à la pâte : abattage de canards, semis de haricots verts, arrosage de nos radis… je participais, quoi ! Mais, les choses ont pris une toute autre proportion avec
l’arrivée de Simo
n et Lénaïc ; dès le premier jour, nous nous sommes proposés pour creuser un
canal sur une partie du chemin dans le potager qui se transformait en gadoue à chaque grosse pluie. Armés d’angades (pour changer du cahier et du stylo) Simon, Lénaïc et moi creusons donc notre
première œuvre collective ; une bonne heure plus tard, les mains pleines de boue et d’ampoules, les jambes fatiguées et les pantalons noirs de terre, nous posions tous fiers devant notre
canal ! Du concret…
… et du partage, aussi. Outre le partage de leur travail, aujourd’hui ce sont nos repas que nous partageons avec les ouvriers de la Ferme. Alors que Laurent et moi sautions bravement notre repas du midi une bonne partie des jours de la semaine, il est tout d’un coup paru évident que nous pouvions aussi manger avec les ouvriers de la ferme histoire de partager, de tisser des liens, de former une équipe quoi ! Sur cette bonne idée de Simon et Lénaïc donc, nous avons commencé tous les trois à ramener du riz pour le midi et a partager ainsi un vrai repas malgache avec Neivo, Tina et leur petit garçon. Déjà des moments bien sympas et d’autres encore bien plus beaux en perspective.
Voila quoi, la vie est belle ! Entre le bonheur de voir la manière dont évoluent les projets dans
l’association, l’implication des paysans tant à la ferme qu’au village, la perspective de tout ce que vont apporter Simon et Lénaïc et de l’autre une vie a la maison ponctuée de rigolade autour
d’un bon apéritif THB-pistache, de poker endiablés et de plaisirs tout simples ! On profite !
"S’en prendre aux élèves et étudiants car ils portent des sacs de couleur « vert militaire », confisquer ces sacs sur les étalages des marchands, a-t-on jamais vu actes aussi ridicules ?
Ce sont, paraît-il, les ordres et se cachant sous la loi qui exige que nul ne peut plus porter des effets vestimentaires analogues à
ceux des forces armées, nos forces de l’ordre, qualifié de « baïonnettes intelligentes » soit dit en passant, s’en prennent à cœur joie pour tout confisquer : effets
vestimentaires, tissus, sacs ou autres casquettes."
extrait de l'Editorial du 26/11 du Madagascar Tribune
... Juste ce dont Madagascar a besoin, non mais des fois, j'vous jure ...